Réunion des 202 conseillers de la future commune

Ce lundi 17 octobre, nous étions réunis dans la salle de Cap Periaz pour une présentation de l’organisation de la future commune nouvelle. Les thèmes abordés ont été : l’organigramme de la Direction générale, l’organisation des commissions thématiques, les missions allouées aux communes déléguées. Le calendrier 2017 des réunions du Conseil municipal est déjà fixé. La loi obligeant à fixer un lieu unique pour siéger, les séances se tiendront à Cap Periaz qui a la capacité d’accueillir les 202 conseillers.

Les six maires président l'assemblée.

Les six maires président l’assemblée.

Thomas Noël (Annecy), Jean-Luc Fol (Pringy), Alain Fischer (Cran-Gevrier) et Olivier Burlats (Seynod)

Thomas Noël (Annecy), Jean-Luc Fol (Pringy), Alain Fischer (Cran-Gevrier) et Olivier Burlats (Seynod)

La pyrale du buis

En ce moment, une catastrophe écologique se produit dans nos régions dans l’indifférence des politiques pourtant si prompts à réagir sur des sujets autrement superficiels. Le buis, arbuste qui façonne de nombreux paysages de France, est en train de disparaître. La coupable est une pyrale, petite chenille qui dévore les feuilles de l’arbuste avant de se transformer en papillon. Elle a été artificiellement transportée d’Asie vers l’Europe avec l’importation de plants contaminés. Encore une fois, la mondialisation des échanges est directement responsable d’un grave déséquilibre écologique. Ce n’est malheureusement pas le seul fléau. La circulation planétaire des marchandises et des personnes est aussi responsable de troubles sanitaires (diffusion de maladie), économiques (concurrence de pays à bas coûts), sociétaux (choc des cultures) et sécuritaires (terrorisme).

Malheureusement, on n’a guère de moyens de lutter contre la pyrale. Certains massifs sont en train devenir désertiques comme ravagés par un incendie. L’art topiaire et les jardins à la française devront se passer des magnifiques haies taillées au cordeau. Et le dimanche des rameaux ne sera plus jamais le même. La catastrophe n’est pas seulement écologique, elle est aussi culturelle. C’est un peu de notre identité qui s’en va.

Les élus à la ferme

Dans les cadres de la journée « Les élus à la ferme », les élus des treize communes de l’agglomération étaient conviés ce samedi 1er octobre à visiter l’exploitation agricole de Jean-Robert Martel située à Vieugy. Ce jeune agriculteur a repris l’exploitation familiale mais en a changé la nature qui est passée de l’élevage et la production laitière à la culture maraîchère, essentiellement pour des questions foncières : la culture maraîchère nécessite moins d’espace et s’accommode donc mieux de l’extension urbaine. Il pratique une agriculture raisonnée en limitant les pesticides. Par exemple, un paillage du sol avec des bâches élaborées à partir d’amidon de maïs évite les mauvaises herbes et la lutte contre les pucerons se fait biologiquement avec l’apport d’insectes prédateurs.

La culture maraîchère en Haute-Savoie ne peut pas concurrencer la production des autres régions au niveau des prix. Elle est en effet soumise à des contraintes géographiques (sols non sableux plus lourds à travailler, présence de reliefs) et climatiques (moins de jours de chaleur) qui limitent la productivité. Les produits sont donc plus chers et ne sont pas concurrentiels pour les centrales d’achat des grandes surfaces. C’est pourquoi les paysans savoyards sont obligés de développer le cycle court, ce qui s’avère finalement une bonne chose tant il est urgent de sortir de la logique des marchés de grande échelle. Pour la ferme que nous avons visitée, la répartition des ventes est la suivante : 45 % via le magasin de producteurs C’Nos Terroirs, 25 % en vente directe à la ferme, 20 % sur le marché de Poisy, 10 % à la restauration scolaire de Seynod et environ 1 % au fameux restaurant les Trésums.

Cette visite a également permis d’aborder des thèmes généraux qui touchent l’ensemble du monde agricole, comme la difficulté des jeunes à s’installer quand il faut emprunter des sommes importantes pour s’équiper ou rejoindre une coopérative. Enfin, la matinée s’est terminée par un buffet qui nous a permis d’apprécier la qualité des produits de notre terroir.

Jean-Robert Martel (à droite) et son tracteur "vintage"

Jean-Robert Martel (à droite) et son tracteur « vintage »

Les serres sont une nécessité pour certaines culture dans notre région

Les serres sont une nécessité pour certaines cultures dans notre région

Fête de l’été pour le FN 74

Ce dimanche, nos amis du FN 74 ont organisé leur fête de l’été. Dominique Martin en a profité pour transmettre le flambeau à Vincent Lecaillon qui sera désormais le nouveau secrétaire départemental de la Haute-Savoie. Nous souhaitons bonne chance aux deux.

Fête de l'été FN 74

Fête de l’été FN 74

Dominique Martin

Dominique Martin

Vincent Lecaillon

Vincent Lecaillon

Conseil du 20 juin 2016 : Vote concernant la fusion des communes

Notre déclaration au conseil municipal :

Chers Collègues,

Nous participons ce soir à un événement unique dans la vie de notre commune puisqu’il s’agit de décider de sa disparition. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère car elle sera irréversible. Seynod appartient encore au présent. A l’issue de ce Conseil, Seynod appartiendra peut-être au passé.

Ce projet n’est pas né de la volonté des élus des communes. Ce n’est pas non plus une demande de la population. A l’origine, il y a d’abord une loi de réforme des collectivités territoriales, une loi rédigée par des technocrates pour que notre pays abandonne ses spécificités, son identité, ses 36000 communes. Cette loi, le gouvernement veut l’imposer dans nos régions. C’est son représentant officiel, le Préfet, qui s’applique à la mettre en pratique.

Un premier projet a été proposé l’année dernière : la fusion des 13 communes de l’agglomération. Ce projet a été rejeté par une majorité des conseils municipaux. La plupart des communes ont préféré conserver leur indépendance. Nous devrions prendre exemple sur elles. Au lieu de cela, nos édiles persistent dans l’obéissance aux directives préfectorales.

Les arguments en faveur de la fusion sont toujours les mêmes. On nous parle des économies à réaliser. Mais pour l’instant, nous n’avons eu aucun chiffrage de ces économies. Au contraire, la fusion aura un coût non négligeable en bouleversant les organisations des six communes. La commune nouvelle sera plus grande et tout le monde sait qu’il y a plus de gaspillage dans les grandes structures que dans celles à taille humaine.

Il y a aussi l’argument du « poids » : il faut à tout prix « peser » par rapport aux autres villes. C’est un argument bien « lourd » pour une ville alpine que l’on souhaite dynamique, tournée vers les sommets. La quantité ne fait pas la qualité. On n’est pas forcément plus fort parce qu’on est plus nombreux. On ne se fait pas mieux entendre. La preuve avec ce conseil municipal où l’on entend surtout les groupes minoritaires.

Enfin, ce que nous devons craindre, c’est l’ambition de nos édiles de transformer notre espace de vie en une métropole à croissance continue dans le but de concurrencer des villes comme Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand. Notre géographie est contrainte avec un lac et des montagnes : elle ne peut pas absorber une croissance démesurée. Les problèmes de pollution et de circulation que nous connaissons déjà ne feront qu’augmenter. Des immeubles seront construits, surtout à Seynod qui servira de réserve foncière à la nouvelle commune. Les espaces naturels et ruraux disparaîtront pour laisser la place au béton.

Pour notre environnement, pour notre qualité de vie, pour le bien vivre ensemble, nous voterons contre ce projet de fusion car il est trop précipité et construit sur de mauvaises bases. Nous appelons chacun des conseillers à décider en son âme et conscience, en toute indépendance, sans céder à la pression sociale et au conformisme de groupe.