Fête de l’été pour le FN 74

Ce dimanche, nos amis du FN 74 ont organisé leur fête de l’été. Dominique Martin en a profité pour transmettre le flambeau à Vincent Lecaillon qui sera désormais le nouveau secrétaire départemental de la Haute-Savoie. Nous souhaitons bonne chance aux deux.

Fête de l'été FN 74

Fête de l’été FN 74

Dominique Martin

Dominique Martin

Vincent Lecaillon

Vincent Lecaillon

Conseil du 20 juin 2016 : Vote concernant la fusion des communes

Notre déclaration au conseil municipal :

Chers Collègues,

Nous participons ce soir à un événement unique dans la vie de notre commune puisqu’il s’agit de décider de sa disparition. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère car elle sera irréversible. Seynod appartient encore au présent. A l’issue de ce Conseil, Seynod appartiendra peut-être au passé.

Ce projet n’est pas né de la volonté des élus des communes. Ce n’est pas non plus une demande de la population. A l’origine, il y a d’abord une loi de réforme des collectivités territoriales, une loi rédigée par des technocrates pour que notre pays abandonne ses spécificités, son identité, ses 36000 communes. Cette loi, le gouvernement veut l’imposer dans nos régions. C’est son représentant officiel, le Préfet, qui s’applique à la mettre en pratique.

Un premier projet a été proposé l’année dernière : la fusion des 13 communes de l’agglomération. Ce projet a été rejeté par une majorité des conseils municipaux. La plupart des communes ont préféré conserver leur indépendance. Nous devrions prendre exemple sur elles. Au lieu de cela, nos édiles persistent dans l’obéissance aux directives préfectorales.

Les arguments en faveur de la fusion sont toujours les mêmes. On nous parle des économies à réaliser. Mais pour l’instant, nous n’avons eu aucun chiffrage de ces économies. Au contraire, la fusion aura un coût non négligeable en bouleversant les organisations des six communes. La commune nouvelle sera plus grande et tout le monde sait qu’il y a plus de gaspillage dans les grandes structures que dans celles à taille humaine.

Il y a aussi l’argument du « poids » : il faut à tout prix « peser » par rapport aux autres villes. C’est un argument bien « lourd » pour une ville alpine que l’on souhaite dynamique, tournée vers les sommets. La quantité ne fait pas la qualité. On n’est pas forcément plus fort parce qu’on est plus nombreux. On ne se fait pas mieux entendre. La preuve avec ce conseil municipal où l’on entend surtout les groupes minoritaires.

Enfin, ce que nous devons craindre, c’est l’ambition de nos édiles de transformer notre espace de vie en une métropole à croissance continue dans le but de concurrencer des villes comme Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand. Notre géographie est contrainte avec un lac et des montagnes : elle ne peut pas absorber une croissance démesurée. Les problèmes de pollution et de circulation que nous connaissons déjà ne feront qu’augmenter. Des immeubles seront construits, surtout à Seynod qui servira de réserve foncière à la nouvelle commune. Les espaces naturels et ruraux disparaîtront pour laisser la place au béton.

Pour notre environnement, pour notre qualité de vie, pour le bien vivre ensemble, nous voterons contre ce projet de fusion car il est trop précipité et construit sur de mauvaises bases. Nous appelons chacun des conseillers à décider en son âme et conscience, en toute indépendance, sans céder à la pression sociale et au conformisme de groupe.

Notre tribune dans le Seynod Mag No 148

Notre tribune dans le magazine Seynod Mag de ce début d’année :

Au mois de décembre, les conseillers municipaux des six communes concernées par la démarche de fusion ont été rassemblés à Cap Periaz pour une présentation du projet. Les maires d’Annecy, Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod se sont succédé à la tribune pour nous faire part de leurs points de vue. C’était l’unanimité pour nous annoncer un monde meilleur : selon nos édiles, la fusion permettra de faire des économies en mutualisant les moyens sans aucune perte d’emplois. La violence (sic) de la baisse des dotations de l’Etat sera atténuée. La proximité des services sera maintenue. Les identités locales seront respectées. Les gens seront écoutés. La nature sera préservée. La qualité de vie sera augmentée. Un nouveau paradigme a d’ailleurs été inventé pour l’occasion : le « mieux-vivre-ensemble ».

A écouter nos maires, tout semble si beau que l’on peut se demander pourquoi ils n’ont pas songé plus tôt à fusionner. Un cabinet des consultants a été mandaté pour étudier, organiser et chiffrer le processus de fusion et les économies espérées. Nous sommes prêts à parier que le résultat sera conforme aux annonces de nos édiles. Ce n’est pas dans l’intérêt du cabinet d’aller à l’encontre des désirs de ses clients.

Enfin, seuls les Conseils municipaux auront à se prononcer sur la fusion des communes : nos édiles veulent en effet éviter un référendum de la population dont le résultat est incertain. Pour la démocratie dans la commune nouvelle, ça commence mal.

Pourquoi j’ai quitté la séance du Conseil

Communiqué de presse :

Hier soir, j’ai quitté la salle du Conseil de Seynod en début de séance. J’ai voulu faire une déclaration sur les attentats terribles qui ont eu lieu à Paris. Madame le Maire m’a interrompu au motif que mon intervention était politique et qu’elle n’était pas inscrite à l’ordre du jour. Ce dernier argument est malvenu quand on sait que la limite théorique pour inscrire des questions est vendredi midi : or les attentats, comme chacun sait, se sont déroulés le vendredi soir.

En réalité il s’agit d’interdire tout discours dérangeant, toute voix dissidente, toute réflexion qui s’écarte de la Pensée unique. La guerre nous a été déclarée et nous devons nous contenter de minutes de silence, de parterres de bougies, de chansons inspirées. Les gens expriment leurs émotions. On met en place des cellules de soutien psychologique. On rassure les enfants. La République est maternelle. Elle a remplacé la Patrie, la terre de nos Pères.

Où sont les hommes inflexibles qui feront barrage à l’invasion barbare ? Pas dans les assemblées où l’on discute de la couleur des rideaux. C’est une situation qui revient périodiquement dans l’Histoire : Vivre libre ou mourir, il va falloir choisir.

Lisez ici le texte de mon intervention censurée

Intervention censurée au Conseil municipal de Seynod

La France est en guerre. Le choc des civilisations a été importé dans notre pays. Des attaques d’une violence inouïe se déroulent sur notre territoire. Des innocents meurent dans les rues, à la terrasse des cafés, dans les salles de concert. Personne n’est à l’abri.

Ces événements dramatiques sont l’aboutissement de la politique néfaste menée depuis des années par les gouvernements de droite comme de gauche. Il y a cinquante ans, le général de Gaulle disait : « Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Depuis, une idéologie nihiliste s’est employée à contredire chacun des termes de cette définition. Au nom d’un soi-disant progrès, on a effacé des esprits ce qui faisait notre identité : nos racines chrétiennes, nos traditions, notre culture classique. Pour que ce changement soit irréversible, on a organisé le Grand Remplacement de population. Des voix se sont élevées pour dénoncer ce projet mortifère : on a voté des lois pour leur interdire de s’exprimer.

Aujourd’hui notre pays est divisé. La société multiculturelle est une société violente. Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, quand plusieurs peuples se partagent le même territoire, cela crée des tensions qui mènent à la violence, au terrorisme et à la guerre. Nous avons gravi les échelons. D’abord la délinquance des banlieues et son cortège d’incivilités. Puis des émeutes comme celles de 2005. Maintenant nous sommes confrontés au terrorisme le plus abject. La prochaine étape sera la guerre civile. Et nous ne sommes pas armés pour l’affronter. Les politiciens veulent un monde ouvert où les hommes et les marchandises circulent sans contrôle, où chacun peut s’installer dans le pays de son choix. C’est une aubaine pour les terroristes. Les portes d’entrée sont multiples : ils viennent comme étudiants, migrants, réfugiés, travailleurs, clandestins. Il y a ceux qui naissent en France et sont donc français par leurs papiers mais pas dans leur tête. Parfois même, ce sont des Français de souche européenne qui basculent chez l’ennemi. C’est la conséquence de la déculturation, de la perte de repère, du nihilisme de nos sociétés modernes.

Les gouvernements et l’Union européenne n’ont toujours pas pris la mesure de la situation. Ils persévèrent dans leur direction absurde, tels les moutons de Panurge. A notre niveau municipal, que pouvons-nous faire pour enrayer la machine infernale ? Nous pouvons faire de la résistance aussi modeste soit-elle. Nos communes étudient en ce moment un projet de fusion. Nous n’avons rien contre la fusion administrative, nous sommes mêmes favorables à la mutualisation des moyens et la rationalisation des services. Ce qui nous dérange, c’est l’objectif avoué par le Préfet et nos édiles locaux de faire d’Annecy une grande ville comparable à Lyon et Grenoble. Nous ne voulons pas ressembler aux grandes villes. Nous ne voulons pas remplacer nos campagnes par des immeubles. Et surtout nous ne voulons pas qu’on nous impose la construction de nombreux logements sociaux car nous n’avons pas le pouvoir de décider des populations qui viendront y loger. Nous ne voulons pas de la politique de peuplement du Premier ministre qui consiste à répandre la fracture et le désordre dans des régions jusque-là épargnées. Les attentats de Paris le montrent : l’avenir n’est pas dans les grandes villes. Au contraire, notre civilisation survivra dans les campagnes et les villes de taille moyenne. Il nous appartient de préserver ces bases saines d’où nous pourrons, un jour, envisager la reconquête de notre pays.

Les gens du voyage dans notre agglo

Des scènes d’émeute viennent de se produire dans la ville de Moirans. Face à ce déferlement de violence et de haine impliquant quelques dizaines de délinquants, les autorités sont restées anormalement passives. Il aurait pourtant été possible d’interpeller l’ensemble des fauteurs de trouble. Mais ceux-ci appartiennent à la communauté des gens du voyage protégée par l’Etat au mépris de l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

De telles émeutes peuvent aussi se produire chez nous. Le Programme Local de l’Habitat élaboré par l’agglomération d’Annecy prévoit de « développer une offre adaptée pour les gens du voyage » qu’elle considère comme un « public fragile » (sic). Sur les cinq prochaines années, ce sont 3,6 millions d’euros qui seront consacrés au réaménagement des places existantes et à la création de 35 nouvelles places. Une nouvelle aire est prévue à Seynod. Alors que les communes voient leurs recettes diminuer, ces dépenses sont particulièrement obscènes puisqu’elles touchent une communauté qui fait supporter à la collectivité le maintien de son mode de vie périmé.

Les émeutes de Moirans prouvent qu’il faut changer de politique au niveau local, départemental et national. Ce n’est pas avec des euphémismes que l’on résout les problèmes du communautarisme. Il faut interdire les favoritismes contraires au principe d’égalité de tous les citoyens. Les gens du voyage auront alors le choix : cesser de circuler ou aller voir ailleurs.

Fusion de Seynod avec les autres communes : nous avons voté contre

Je reprends ci-dessous le contenu de mon intervention à la séance du 21 septembre 2015 du Conseil municipal de Seynod (intervention improvisée, le texte ci-dessous n’est pas un compte-rendu exact) :

Les premiers arguments qu’on nous propose sont des propos alarmistes destinés à faire peur. Confrontées à la « mondialisation », à la « concurrence entre les continents » nos villes risqueraient le déclassement. Face à ces maux, il n’y aurait qu’une seule et unique solution, miraculeuse : la fusion. Ce serait le « sens de l’Histoire ». Ce discours, nous l’avons déjà entendu : c’est celui qui a été utilisé pour la construction de l’Union européenne. Il fallait à tout prix fusionner les pays pour tenir son rang dans une économie mondialisée. Il fallait à tout prix se rassembler pour peser. La solution était à la fois unique et miraculeuse. Aujourd’hui, on voit ce que cela donne. L’euro n’a pas tenu ses promesses. Il n’y a pas eu de boom économique. L’euro ne nous protège pas des aléas de l’économie mondiale. Au contraire, il a plutôt tendance à amplifier les crises. Quant aux accords de Schengen, on voit ce que cela donne. Aussi j’appelle mes collègues à ne pas croire à cette solution miraculeuse de la fusion. Je leur dis : n’ayez pas peur. On ne va pas disparaître si on ne fusionne pas.

Ensuite il y a l’argument financier. On nous jette des chiffres. Le seul chiffre fiable est celui des 30 millions que l’on économiserait grâce au gel de la baisse des dotations de l’état. Malheureusement ce chiffre est d’ores et déjà caduc puisque la fusion ne se fera pas à 13. Vous pouvez donc l’oublier. On nous jette encore quelques montants, 100 millions par ci, 100 millions par là, qui seraient apparus dans des courriers du Préfet. Je ne suis pas au courant. Le Préfet ne m’envoie pas de lettre, et quand il s’intéresse à moi, c’est pour des tweets et pour me dénoncer au Procureur. Pourtant il y a un chiffre qui est absent du document. C’est le coût de la fusion qui est loin d’être négligeable. Quand on fusionne des administrations, cela peut coûter très cher, voire dépasser sur plusieurs années le montant des économies réalisées.

Concernant le fonctionnement de la commune nouvelle, on a le choix pour la composition du Conseil municipal. Soit on prend les maires et adjoints des 13 communes : les oppositions sont alors passées à la trappe. Soit on prend les 353 conseillers municipaux. C’est cette solution qui a été retenue. C’est bien pour la représentativité. Malheureusement c’est ingérable. On ne fera que deux ou trois conseils municipaux par an pour les votes obligatoires, tel celui du budget. Mais qui décidera de toutes les délibérations, nombreuses, qui nous occupent en ce moment-même ? Mystère.

On peut toujours discuter de la fusion des communes en disant que de toute manière les habitants ne font pas la différence entre Seynod, Annecy et Annecy-le-Vieux. Mais ils ne font pas la distinction non plus entre la commune, l’agglo et le SCOT. Ils ne font pas non plus la différence entre les compétences du département et de la région. Ils ne font pas la différence entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Alors pourquoi ne pas fusionner toutes ces assemblées : on réaliserait ainsi des économies !

Contrairement à ce que disent certains de mes collègues, il y a bien un projet dans cette fusion : grossir. Il faut faire d’Annecy une métropole capable de concurrencer les autres villes, Lyon, Grenoble, etc. Pourtant il y a de la place pour les villes de toutes les tailles. Je tiens à rassurer les gens : ce n’est pas parce que vous vivrez dans une grande ville que vous aurez de meilleurs revenus. Il y a une seule personne dont le salaire est directement indexé sur la taille de la ville : c’est le maire. On comprend mieux pourquoi Jean-Luc Rigaut est favorable à la fusion. Vos revenus n’augmenteront pas mais en revanche certains problèmes vont croître automatiquement. Les problèmes de circulation par exemple. Et on ne voit pas trop comment on va les résoudre. La pollution aussi. On veut concurrencer Grenoble, eh bien, en ce domaine, on y arrive. Annecy est souvent devant Grenoble en matière de pollution. Il y a enfin un dernier problème qui augmente avec la taille de la ville, c’est l’insécurité. Et là, franchement, on n’a pas envie de rattraper Grenoble qui s’illustre régulièrement dans l’actualité par ses sordides faits divers.

Pour toutes ces raisons nous voterons contre la fusion.