20 gendarmes mobilisés à Allonzier

Texte de la lettre ouverte que j’adresse au Préfet de Haute-Savoie :

Monsieur le Préfet,

Dans la nuit de samedi à dimanche, le village d’Allonzier-la-Caille a connu un important déploiement des forces de l’ordre : au moins six véhicules de gendarmerie, une vingtaine de gendarmes dont certains armés de fusils d’assaut, un maître-chien étaient mobilisés sous les ordres d’un commandant de gendarmerie. Ces gendarmes ont procédé au contrôle systématique de toutes les personnes et tous les véhicules qui sortaient de la salle des fêtes où se tenait une réunion privée. Il est évident que le caractère politique de cette réunion animée par divers mouvements de la mouvance nationaliste a été la cause de cet important dispositif.

Je m’interroge sur les motifs de cette intervention manifestement préparée d’avance. S’agit-il d’une action de communication auprès des médias pour entretenir la fable mensongère d’une société menacée par l’extrême-droite ? S’agit-il d’intimider les participants dans le but de décourager chez eux toute volonté de se rassembler ? Les identités soigneusement relevées vont-elles servir à alimenter un fichier politique ? Les participants doivent-ils s’attendre dans les mois qui viennent à des écoutes téléphoniques, à la scrutation de leurs communications internet ?

Je vous rappelle les libertés fondamentales qui doivent être celles de tous les citoyens français : la liberté d’organiser des réunions privées sans en référer obligatoirement à l’Etat, la liberté de rencontrer qui l’on veut sans en informer l’Etat, la liberté de circuler sans être soumis à des contrôles arbitraires.

Je vous rappelle le principe d’égalité de tous les citoyens qui ne doivent pas subir de discriminations en fonction de leurs opinions politiques. Toutes les réunions privées, quelles que soient leurs orientations politiques ou apolitiques, doivent donc être traitées de la même manière.

Je vous rappelle la règle de réduction des dépenses publiques qui interdit d’engager des moyens à des fins inutiles. Je vous rappelle le simple bon sens qui veut que les forces de l’ordre soient mobilisées sur des menaces réelles et sérieuses. Notre pays est actuellement en état d’urgence, soumis à une menace terroriste précise, à une immigration incontrôlée, à une délinquance de plus en plus organisée. Combien de cambriolages en Haute-Savoie pendant que cette vingtaine de gendarmes stationnait dans le froid à la sortie d’une salle des fêtes où rien d’illégal ne se passait ?

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.

Notre tribune dans le Seynod Mag No 148

Notre tribune dans le magazine Seynod Mag de ce début d’année :

Au mois de décembre, les conseillers municipaux des six communes concernées par la démarche de fusion ont été rassemblés à Cap Periaz pour une présentation du projet. Les maires d’Annecy, Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod se sont succédé à la tribune pour nous faire part de leurs points de vue. C’était l’unanimité pour nous annoncer un monde meilleur : selon nos édiles, la fusion permettra de faire des économies en mutualisant les moyens sans aucune perte d’emplois. La violence (sic) de la baisse des dotations de l’Etat sera atténuée. La proximité des services sera maintenue. Les identités locales seront respectées. Les gens seront écoutés. La nature sera préservée. La qualité de vie sera augmentée. Un nouveau paradigme a d’ailleurs été inventé pour l’occasion : le « mieux-vivre-ensemble ».

A écouter nos maires, tout semble si beau que l’on peut se demander pourquoi ils n’ont pas songé plus tôt à fusionner. Un cabinet des consultants a été mandaté pour étudier, organiser et chiffrer le processus de fusion et les économies espérées. Nous sommes prêts à parier que le résultat sera conforme aux annonces de nos édiles. Ce n’est pas dans l’intérêt du cabinet d’aller à l’encontre des désirs de ses clients.

Enfin, seuls les Conseils municipaux auront à se prononcer sur la fusion des communes : nos édiles veulent en effet éviter un référendum de la population dont le résultat est incertain. Pour la démocratie dans la commune nouvelle, ça commence mal.

Big Brother ouvre une succursale en Haute-Savoie

Communiqué de presse :

L’installation d’un Comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CORA) n’est pas une bonne nouvelle pour la Haute-Savoie. Le plan d’action du Premier ministre ne fait qu’aggraver la politique nuisible menée depuis de nombreuses années par les gouvernements de gauche comme de droite. A trop parler du racisme, on a fini par l’amplifier comme chacun peut le constater dans l’état déplorable de notre pays. Nos dirigeants ont enfermé les communautés immigrées dans une victimisation absurde générant la rancune et la violence. En exacerbant les susceptibilités, ils ont dressé les gens les uns contre les autres.

Les nouvelles mesures du gouvernement sont d’essence totalitaire. Elles visent à surveiller les paroles et les écrits dans l’espace public, dans les lycées, sur internet. Elles font fi de la liberté d’expression pour laquelle les Français se sont battus. Elles sont axées sur le tout répressif, la criminalisation des opinions et l’orientation arbitraire de la justice. L’objectivité des faits aura moins d’importance aux yeux des juges que les intentions supposées de l’auteur. La république se transforme en dictature.

Ce n’est pas le racisme qui menace la France mais les tensions ethniques. Pour limiter la violence, il faut cesser d’importer sur notre territoire les conflits de l’étranger. Il faut diminuer la présence des communautés non intégrées et organiser le retour progressif des migrants dans leurs pays d’origine. Il faut contrôler les frontières. C’est la voie que suivent des pays européens de plus en plus nombreux : Hongrie, République Tchèque, Danemark, Suède, Autriche… La France doit abandonner le discours idéologique de l’antiracisme et adopter les solutions du bon sens.

L'état socialiste

Lettre à Monsieur le Curé

Monsieur le Curé,

Ce dimanche 17 janvier a été décrété Journée mondiale du Migrant et du Réfugié. Logiquement, votre sermon a donc abordé ce sujet ô combien d’actualité. Cependant, votre homélie a pris une orientation qui relevait d’un mélange de genres. Prier pour les plus démunis, c’est certes le rôle de l’Eglise. En revanche, accueillir les migrants n’est sûrement pas une décision qu’un Chrétien peut prendre individuellement. C’est une question qui relève de la politique des Etats. C’est donc du domaine de César. Dois-je vous rappeler les paroles du Christ : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ? L’Eglise n’est donc pas habilitée à décider de la politique migratoire des pays.

Certes, de nos jours il n’y a plus de véritable César mais des politiciens sans envergure qui mènent leurs pays à la catastrophe. Dans ces conditions, on pourrait comprendre que l’Eglise tirât le signal d’alarme. Malheureusement, sur la question migratoire, l’Eglise surenchérit dans l’aveuglement de nos élites politiques et médiatiques. L’Eglise a pourtant un devoir de Vérité : elle le bafoue. Dans votre sermon, vous avez parlé des familles de réfugiés qui fuient la guerre. Pourtant les persécutés sont une minorité dans l’afflux continu de migrants qui débarquent sur notre continent. La majorité des migrants sont des hommes seuls, la plupart âgés de 20 à 35 ans. Vous n’en parlez pas ! Ces hommes fuient-ils la guerre en abandonnant femmes, enfants, vieillards aux fanatiques islamistes ? Certes non ! Ces hommes sont en réalité des réfugiés économiques qui rêvent de venir en Europe pour mener la vie individualiste et consumériste que vous condamnez par ailleurs.

Vous ne respectez pas votre devoir de vérité quand vous choisissez systématiquement de donner des migrants une image victimaire. Vous parlez des bateaux qui font naufrage, ce qui est une réalité, mais vous n’abordez jamais le sujet des exactions que certains migrants commettent dans les pays qui les accueillent. Cela aussi fait partie de la réalité. Les migrants ne sont pas des anges. Les exemples sont nombreux. Depuis les terroristes du 13 novembre jusqu’aux centaines d’agresseurs de Cologne, nous avons affaire à des migrants de première ou deuxième génération. Si des terroristes naissent sur notre sol avec la nationalité française, c’est parce que des politiciens ont crû, comme vous, à un devoir d’accueil sans limite. Vous ne parlez pas non plus de cette quinzaine d’agressions sexuelles perpétrées en Suède sur des mineures par une centaine de demandeurs d’asile. Les gouvernements ont tenté de cacher ces crimes avant d’être obligés de les reconnaître : l’Eglise est semble-t-il toujours dans le déni. Les victimes de ces actes ignobles sont oubliées dans les intentions de prières dominicales. L’Eglise, en quelque sorte, pratique une discrimination entre les migrants et les Européens.

La politique consiste à s’occuper des affaires temporelles. Elle gère le collectif et non une multitude de cas individuels. Nos pays européens subissent depuis des années un phénomène migratoire dont l’ampleur va croissant. Le changement de population qui s’opère a de lourdes conséquences sur notre civilisation dont l’avenir est hypothéqué. Notre continent a vu le Christianisme se développer et perdurer pendant deux mille ans. Prions pour qu’un César se révèle et permette à l’Histoire de se poursuivre.

Olivier BURLATS

RefugiesSelfie

L’impasse électorale

Bilan des élections régionales

Toutes les conditions étaient réunies pour maximiser les chances de victoire du Front national à ces élections : des partis concurrents discrédités depuis longtemps, une dynamique montante pour le FN-RBM, une invasion migratoire en provenance de la Syrie et surtout des attentats monstrueux quelques semaines avant les élections. Il ne s’agit pas d’une basse récupération d’événements dramatiques. On sait bien que cela booste les scores du mouvement national. Logiquement, les électeurs se tournent vers ceux qui ont toujours annoncé et dénoncé l’évolution négative de notre société.

Le premier tour a été à la hauteur des espérances, le Front national étant arrivé en tête dans 6 régions, dépassant même 40 % dans deux régions. Tous les ingrédients étaient là… Et pourtant ce fut un échec ! Nous n’avons pas vraiment été surpris puisque les sondages nous avaient prévenus. Il ne s’agit pas d’un phénomène aléatoire mais d’une tendance profonde de notre système électoral. Il faut regarder la réalité avec lucidité : les chances pour le FN d’arriver au pouvoir ne vont pas s’améliorer. Je ne m’en réjouis pas mais je ne peux pas non plus me bercer d’illusions.

Perspectives pour 2017

Quels sont les espoirs du Front national pour l’élection présidentielle de 2017 ? Une extrapolation optimiste consiste à prendre les scores élevés du 6 décembre dernier. Au niveau national, la répartition a été la suivante : 28% pour le FN, 27% pour LR et 23% pour le PS. Dans ces conditions, avec un écart si faible entre le FN et ses suivants, on ne peut pas espérer une victoire au deuxième tour de la présidentielle. Nous avons eu les exemples des régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d’Azur : un FN à plus de 40% distançant ses concurrents de plus de 15%. Et pourtant, le FN n’a pas pu conquérir ces deux régions où il est fortement implanté. Alors comment imaginer qu’il puisse l’emporter sur l’ensemble du territoire où son implantation est en moyenne plus faible ?

Les élections législatives qui auront lieu dans la foulée ne verront pas non plus un raz-de-marée Bleu Marine. La faute au scrutin majoritaire à deux tours. S’il n’y avait eu qu’un seul tour, le FN aurait ainsi emporté 6 régions le 6 décembre dernier. Mais il y a un deuxième tour pour permettre au « Front républicain » de s’organiser et aux médias de faire leur travail de sape. Le deuxième tour, c’est un peu comme le message d’avertissement qui s’affiche sur votre ordinateur quand vous choisissez une action sensible : « Etes-vous sûr de vouloir reformater la société ? Valider / Annuler. » En général, quand on hésite, on choisit Annuler. C’est ce qui se passe pour une partie de l’électorat. Le changement fait peur, c’est bien connu.

Une dizaine ou une vingtaine de députés RBM à l’Assemblée, ça ferait certes plaisir, mais ça ne changerait rien à la situation. Il faudrait être une majorité pour faire passer des lois qui changeassent le cours des choses : rétablir la liberté d’expression, le droit du sang, la préférence nationale, la légitime défense etc. Or le FN sera toujours minoritaire à l’Assemblée après 2017. Le gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, inventera de nouvelles tracasseries pour l’empêcher d’arriver au pouvoir. Il conservera cette loi électorale qui nous paraît si injuste. Nos chances d’arriver au pouvoir par les élections diminueront avec le temps car nous sommes engagés dans une course contre le Grand remplacement de population.

Le Grand remplacement ne joue pas en notre faveur

Du fait de l’immigration légale et de la régularisation des clandestins, mais surtout à cause d’un taux de natalité élevé, la part des « Français » issus de l’immigration s’accroit dans notre pays. C’est un phénomène considérable qui remet en cause l’avenir de notre pays comme chacun s’en rend compte désormais. Dans quelques décennies, si rien ne change, il y aura plus de « Français » d’origine extra européenne que de Français européens. Je ne m’intéresserai ici qu’à l’impact électoral de cette population toujours croissante. Certes, ce n’est pas une population qui s’intéresse beaucoup aux élections : elle est plutôt dans la catégorie des abstentionnistes. Mais un certain nombre est capable de se mobiliser pour faire basculer le résultat du second tour. Ce nombre ne va cesser d’augmenter dans les années qui viennent compromettant ainsi les chances de la droite nationale d’arriver au pouvoir par la seule voie électorale.

Se battre avec lucidité

Ce tableau peut paraître noir : il est cependant lucide. Il ne faut pas en conclure que la participation aux élections doit être abandonnée. Au contraire, il faut persévérer pour de multiples raisons : pour la tribune que cela représente, pour la formation de nos cadres, pour la motivation de nos troupes, pour rester en contact avec la réalité, pour le financement des partis politiques etc. Cependant, les fausses espérances ne sont pas un facteur d’engagement sur le long terme. Il ne faut pas créer des espoirs dont on sait qu’ils seront la cause d’une grave désillusion. Il faut se battre avec lucidité et surtout savoir pour quoi l’on se bat, d’où la nécessité de rester clair et ferme sur nos valeurs.

Pourquoi j’ai quitté la séance du Conseil

Communiqué de presse :

Hier soir, j’ai quitté la salle du Conseil de Seynod en début de séance. J’ai voulu faire une déclaration sur les attentats terribles qui ont eu lieu à Paris. Madame le Maire m’a interrompu au motif que mon intervention était politique et qu’elle n’était pas inscrite à l’ordre du jour. Ce dernier argument est malvenu quand on sait que la limite théorique pour inscrire des questions est vendredi midi : or les attentats, comme chacun sait, se sont déroulés le vendredi soir.

En réalité il s’agit d’interdire tout discours dérangeant, toute voix dissidente, toute réflexion qui s’écarte de la Pensée unique. La guerre nous a été déclarée et nous devons nous contenter de minutes de silence, de parterres de bougies, de chansons inspirées. Les gens expriment leurs émotions. On met en place des cellules de soutien psychologique. On rassure les enfants. La République est maternelle. Elle a remplacé la Patrie, la terre de nos Pères.

Où sont les hommes inflexibles qui feront barrage à l’invasion barbare ? Pas dans les assemblées où l’on discute de la couleur des rideaux. C’est une situation qui revient périodiquement dans l’Histoire : Vivre libre ou mourir, il va falloir choisir.

Lisez ici le texte de mon intervention censurée

Intervention censurée au Conseil municipal de Seynod

La France est en guerre. Le choc des civilisations a été importé dans notre pays. Des attaques d’une violence inouïe se déroulent sur notre territoire. Des innocents meurent dans les rues, à la terrasse des cafés, dans les salles de concert. Personne n’est à l’abri.

Ces événements dramatiques sont l’aboutissement de la politique néfaste menée depuis des années par les gouvernements de droite comme de gauche. Il y a cinquante ans, le général de Gaulle disait : « Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Depuis, une idéologie nihiliste s’est employée à contredire chacun des termes de cette définition. Au nom d’un soi-disant progrès, on a effacé des esprits ce qui faisait notre identité : nos racines chrétiennes, nos traditions, notre culture classique. Pour que ce changement soit irréversible, on a organisé le Grand Remplacement de population. Des voix se sont élevées pour dénoncer ce projet mortifère : on a voté des lois pour leur interdire de s’exprimer.

Aujourd’hui notre pays est divisé. La société multiculturelle est une société violente. Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, quand plusieurs peuples se partagent le même territoire, cela crée des tensions qui mènent à la violence, au terrorisme et à la guerre. Nous avons gravi les échelons. D’abord la délinquance des banlieues et son cortège d’incivilités. Puis des émeutes comme celles de 2005. Maintenant nous sommes confrontés au terrorisme le plus abject. La prochaine étape sera la guerre civile. Et nous ne sommes pas armés pour l’affronter. Les politiciens veulent un monde ouvert où les hommes et les marchandises circulent sans contrôle, où chacun peut s’installer dans le pays de son choix. C’est une aubaine pour les terroristes. Les portes d’entrée sont multiples : ils viennent comme étudiants, migrants, réfugiés, travailleurs, clandestins. Il y a ceux qui naissent en France et sont donc français par leurs papiers mais pas dans leur tête. Parfois même, ce sont des Français de souche européenne qui basculent chez l’ennemi. C’est la conséquence de la déculturation, de la perte de repère, du nihilisme de nos sociétés modernes.

Les gouvernements et l’Union européenne n’ont toujours pas pris la mesure de la situation. Ils persévèrent dans leur direction absurde, tels les moutons de Panurge. A notre niveau municipal, que pouvons-nous faire pour enrayer la machine infernale ? Nous pouvons faire de la résistance aussi modeste soit-elle. Nos communes étudient en ce moment un projet de fusion. Nous n’avons rien contre la fusion administrative, nous sommes mêmes favorables à la mutualisation des moyens et la rationalisation des services. Ce qui nous dérange, c’est l’objectif avoué par le Préfet et nos édiles locaux de faire d’Annecy une grande ville comparable à Lyon et Grenoble. Nous ne voulons pas ressembler aux grandes villes. Nous ne voulons pas remplacer nos campagnes par des immeubles. Et surtout nous ne voulons pas qu’on nous impose la construction de nombreux logements sociaux car nous n’avons pas le pouvoir de décider des populations qui viendront y loger. Nous ne voulons pas de la politique de peuplement du Premier ministre qui consiste à répandre la fracture et le désordre dans des régions jusque-là épargnées. Les attentats de Paris le montrent : l’avenir n’est pas dans les grandes villes. Au contraire, notre civilisation survivra dans les campagnes et les villes de taille moyenne. Il nous appartient de préserver ces bases saines d’où nous pourrons, un jour, envisager la reconquête de notre pays.

Les gens du voyage dans notre agglo

Des scènes d’émeute viennent de se produire dans la ville de Moirans. Face à ce déferlement de violence et de haine impliquant quelques dizaines de délinquants, les autorités sont restées anormalement passives. Il aurait pourtant été possible d’interpeller l’ensemble des fauteurs de trouble. Mais ceux-ci appartiennent à la communauté des gens du voyage protégée par l’Etat au mépris de l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

De telles émeutes peuvent aussi se produire chez nous. Le Programme Local de l’Habitat élaboré par l’agglomération d’Annecy prévoit de « développer une offre adaptée pour les gens du voyage » qu’elle considère comme un « public fragile » (sic). Sur les cinq prochaines années, ce sont 3,6 millions d’euros qui seront consacrés au réaménagement des places existantes et à la création de 35 nouvelles places. Une nouvelle aire est prévue à Seynod. Alors que les communes voient leurs recettes diminuer, ces dépenses sont particulièrement obscènes puisqu’elles touchent une communauté qui fait supporter à la collectivité le maintien de son mode de vie périmé.

Les émeutes de Moirans prouvent qu’il faut changer de politique au niveau local, départemental et national. Ce n’est pas avec des euphémismes que l’on résout les problèmes du communautarisme. Il faut interdire les favoritismes contraires au principe d’égalité de tous les citoyens. Les gens du voyage auront alors le choix : cesser de circuler ou aller voir ailleurs.

Fusion de Seynod avec les autres communes : nous avons voté contre

Je reprends ci-dessous le contenu de mon intervention à la séance du 21 septembre 2015 du Conseil municipal de Seynod (intervention improvisée, le texte ci-dessous n’est pas un compte-rendu exact) :

Les premiers arguments qu’on nous propose sont des propos alarmistes destinés à faire peur. Confrontées à la « mondialisation », à la « concurrence entre les continents » nos villes risqueraient le déclassement. Face à ces maux, il n’y aurait qu’une seule et unique solution, miraculeuse : la fusion. Ce serait le « sens de l’Histoire ». Ce discours, nous l’avons déjà entendu : c’est celui qui a été utilisé pour la construction de l’Union européenne. Il fallait à tout prix fusionner les pays pour tenir son rang dans une économie mondialisée. Il fallait à tout prix se rassembler pour peser. La solution était à la fois unique et miraculeuse. Aujourd’hui, on voit ce que cela donne. L’euro n’a pas tenu ses promesses. Il n’y a pas eu de boom économique. L’euro ne nous protège pas des aléas de l’économie mondiale. Au contraire, il a plutôt tendance à amplifier les crises. Quant aux accords de Schengen, on voit ce que cela donne. Aussi j’appelle mes collègues à ne pas croire à cette solution miraculeuse de la fusion. Je leur dis : n’ayez pas peur. On ne va pas disparaître si on ne fusionne pas.

Ensuite il y a l’argument financier. On nous jette des chiffres. Le seul chiffre fiable est celui des 30 millions que l’on économiserait grâce au gel de la baisse des dotations de l’état. Malheureusement ce chiffre est d’ores et déjà caduc puisque la fusion ne se fera pas à 13. Vous pouvez donc l’oublier. On nous jette encore quelques montants, 100 millions par ci, 100 millions par là, qui seraient apparus dans des courriers du Préfet. Je ne suis pas au courant. Le Préfet ne m’envoie pas de lettre, et quand il s’intéresse à moi, c’est pour des tweets et pour me dénoncer au Procureur. Pourtant il y a un chiffre qui est absent du document. C’est le coût de la fusion qui est loin d’être négligeable. Quand on fusionne des administrations, cela peut coûter très cher, voire dépasser sur plusieurs années le montant des économies réalisées.

Concernant le fonctionnement de la commune nouvelle, on a le choix pour la composition du Conseil municipal. Soit on prend les maires et adjoints des 13 communes : les oppositions sont alors passées à la trappe. Soit on prend les 353 conseillers municipaux. C’est cette solution qui a été retenue. C’est bien pour la représentativité. Malheureusement c’est ingérable. On ne fera que deux ou trois conseils municipaux par an pour les votes obligatoires, tel celui du budget. Mais qui décidera de toutes les délibérations, nombreuses, qui nous occupent en ce moment-même ? Mystère.

On peut toujours discuter de la fusion des communes en disant que de toute manière les habitants ne font pas la différence entre Seynod, Annecy et Annecy-le-Vieux. Mais ils ne font pas la distinction non plus entre la commune, l’agglo et le SCOT. Ils ne font pas non plus la différence entre les compétences du département et de la région. Ils ne font pas la différence entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Alors pourquoi ne pas fusionner toutes ces assemblées : on réaliserait ainsi des économies !

Contrairement à ce que disent certains de mes collègues, il y a bien un projet dans cette fusion : grossir. Il faut faire d’Annecy une métropole capable de concurrencer les autres villes, Lyon, Grenoble, etc. Pourtant il y a de la place pour les villes de toutes les tailles. Je tiens à rassurer les gens : ce n’est pas parce que vous vivrez dans une grande ville que vous aurez de meilleurs revenus. Il y a une seule personne dont le salaire est directement indexé sur la taille de la ville : c’est le maire. On comprend mieux pourquoi Jean-Luc Rigaut est favorable à la fusion. Vos revenus n’augmenteront pas mais en revanche certains problèmes vont croître automatiquement. Les problèmes de circulation par exemple. Et on ne voit pas trop comment on va les résoudre. La pollution aussi. On veut concurrencer Grenoble, eh bien, en ce domaine, on y arrive. Annecy est souvent devant Grenoble en matière de pollution. Il y a enfin un dernier problème qui augmente avec la taille de la ville, c’est l’insécurité. Et là, franchement, on n’a pas envie de rattraper Grenoble qui s’illustre régulièrement dans l’actualité par ses sordides faits divers.

Pour toutes ces raisons nous voterons contre la fusion.