Egalité femme homme

L’égalité femmes hommes est un sujet qui revient à chaque conseil municipal de la commune nouvelle d’Annecy. Cette fois-ci, nous avions préparé une déclaration afin d’apporter une contradiction à la Pensée unique :

Tout d’abord, je tiens à rassurer certains élus, il n’y a pas de complot des hommes contre les femmes. Que ce soit en politique, dans les entreprises, dans le milieu associatif ou dans la vie de tous les jours, jamais nous n’avons décelé le moindre signe d’un complot masculin. Jamais nous n’avons été approché par une société secrète d’hommes planifiant d’assujettir les femmes. Croire en cela relève de la paranoïa. C’est la théorie du complot. Le gouvernement a mis en ligne le site internet « on te manupile.fr » pour lutter contre ce phénomène. Il faut évacuer les peurs et ne pas voir dans les détails, par exemple le fait de mettre « Madame » entre parenthèses, la preuve d’une volonté délibérée de nuire à la gent féminine.

D’ailleurs, pourquoi parler d’égalité entre les femmes et les hommes ? La république, dès son origine, a décrété l’égalité de tous les citoyens, qui est une notion bien plus forte et englobe l’égalité femme/homme. Olivier Burlats = Jean-Luc Rigaut = Françoise Camusso = Evelyne Marteau.

Pourtant, dans la réalité, même si tous les citoyens sont égaux, on constate des différences. Par exemple, tous n’ont pas les mêmes revenus ni le même patrimoine. Ainsi les candidats à la présidentielle, même ceux qui parlent d’égalité, ont-ils en général des revenus supérieurs à la moyenne des Français. De même, dans ce conseil municipal, certains détiennent le pouvoir et siègent sur l’estrade alors que les autres sont assis dans la salle. Pourtant nous sommes tous égaux, alors pourquoi ces différences ?

Parce que nous parlons de l’égalité des droits. Nous avons tous le droit d’être candidats aux élections, nous avons tous le droit de postuler aux emplois que nous voulons, nous avons tous le droit de tenter notre chance. Je prendrai un exemple que m’a donné ma collègue et épouse ici présente. Autrefois, certaines écoles prestigieuses comme Polytechnique ou les Mines, étaient réservées aux hommes, les femmes n’ayant pas le droit d’y présenter leur candidature. Puis, un jour, le concours d’entrée a été ouvert aux femmes. Ce fut l’accession à l’égalité. Les femmes ont pu présenter les concours avec les hommes, en étant évaluées selon les mêmes critères, dans les mêmes classements, sans handicap ni favoritisme. Et elles réussissent car elles ont le droit et la capacité de réussir.

Aujourd’hui, nous assistons à une dérive qui consiste à vouloir revenir sur cette égalité des droits. Des démagogues inventent des notions comme « discrimination positive », « égalité réelle », « obligation de parité ». Leur but est de créer des inégalités dans le droit, afin de favoriser certaines personnes, certaines catégories et ainsi détruire l’égalité des chances. Ils inventent des contraintes afin d’étouffer la liberté et l’initiative individuelle. Nous, élus de tout bord, nous le constatons : il devient de plus en plus difficile de présenter des candidats aux élections. Les plus touchés ne sont pas les partis politiques bien organisés mais les citoyens indépendants qui n’ont ni la logistique, ni le fichier d’adhérents, ni l’expérience pour faire face à toutes ces contraintes. Les citoyens se découragent et n’ont plus confiance en la politique. Chaque année, il y a un peu moins de démocratie.

Nous, élus Bleu Marine, seront vigilants face à ces dérives et nous appelons tous les élus, quelle que soit leur couleur politique, à ne pas céder aux sirènes de la démagogie et du populisme.

Dernier Conseil municipal de Seynod

Ce lundi 19 décembre se tenait la dernière séance du Conseil municipal de Seynod avant la disparition de notre ville et son intégration dans la commune nouvelle d’Annecy.

Yves Lubacha et Olivier Burlats

Yves Lubacha et Olivier Burlats

Compte-rendu du dernier conseil de Seynod par le Dauphiné du 21/12/2016

Compte-rendu du dernier conseil de Seynod par le Dauphiné du 21/12/2016

Compte-rendu du dernier conseil de Seynod par le Dauphiné du 21/12/2016

Compte-rendu du dernier conseil de Seynod par le Dauphiné du 21/12/2016

Notre tribune pour Seynod Mag

En ce mois de décembre où le Soleil ne cesse de décliner, Seynod vit ses derniers jours. Le 1er janvier 2017, nous serons en effet officiellement intégrés à la commune d’Annecy. C’est l’aboutissement d’un projet technocratique sans consentement de la population, issu de la volonté de l’État d’appliquer sa loi de réforme territoriale. Le principal instigateur de la fusion, le préfet Georges-François Leclerc, n’a même pas attendu de voir le résultat de son action. Au mois de novembre, il s’en est allé poursuivre sa carrière vers de nouveaux horizons.

Nous ne faisons pas carrière. Nous ne changeons pas de région tous les quatre ans. Nous vivons ici et nous nous intéressons à notre environnement. Nous avons notre mot à dire sur ce qui nous concerne. Les médias appellent cela du « populisme ». Ils ont peur car le populisme gagne du terrain en France, en Europe et dans le monde. Nous préférons parler de bon sens. Au sein de la commune nouvelle, c’est le bon sens qui continuera de guider nos choix et nos décisions.

Pour terminer, voici une petite devinette en apparence anodine mais qui intéressera les riverains. Actuellement, les panneaux d’entrée d’agglomération sont du type « SEYNOD Vieugy ». Comment seront-ils demain ? « ANNECY Seynod » ? « ANNECY Vieugy » ? « SEYNOD commune déléguée d’ANNECY » pour imiter ce qui est fait à Albens, désormais commune déléguée d’Entrelacs ?

Réunion des 202 conseillers de la future commune

Ce lundi 17 octobre, nous étions réunis dans la salle de Cap Periaz pour une présentation de l’organisation de la future commune nouvelle. Les thèmes abordés ont été : l’organigramme de la Direction générale, l’organisation des commissions thématiques, les missions allouées aux communes déléguées. Le calendrier 2017 des réunions du Conseil municipal est déjà fixé. La loi obligeant à fixer un lieu unique pour siéger, les séances se tiendront à Cap Periaz qui a la capacité d’accueillir les 202 conseillers.

Les six maires président l'assemblée.

Les six maires président l’assemblée.

Thomas Noël (Annecy), Jean-Luc Fol (Pringy), Alain Fischer (Cran-Gevrier) et Olivier Burlats (Seynod)

Thomas Noël (Annecy), Jean-Luc Fol (Pringy), Alain Fischer (Cran-Gevrier) et Olivier Burlats (Seynod)

La pyrale du buis

En ce moment, une catastrophe écologique se produit dans nos régions dans l’indifférence des politiques pourtant si prompts à réagir sur des sujets autrement superficiels. Le buis, arbuste qui façonne de nombreux paysages de France, est en train de disparaître. La coupable est une pyrale, petite chenille qui dévore les feuilles de l’arbuste avant de se transformer en papillon. Elle a été artificiellement transportée d’Asie vers l’Europe avec l’importation de plants contaminés. Encore une fois, la mondialisation des échanges est directement responsable d’un grave déséquilibre écologique. Ce n’est malheureusement pas le seul fléau. La circulation planétaire des marchandises et des personnes est aussi responsable de troubles sanitaires (diffusion de maladie), économiques (concurrence de pays à bas coûts), sociétaux (choc des cultures) et sécuritaires (terrorisme).

Malheureusement, on n’a guère de moyens de lutter contre la pyrale. Certains massifs sont en train devenir désertiques comme ravagés par un incendie. L’art topiaire et les jardins à la française devront se passer des magnifiques haies taillées au cordeau. Et le dimanche des rameaux ne sera plus jamais le même. La catastrophe n’est pas seulement écologique, elle est aussi culturelle. C’est un peu de notre identité qui s’en va.

Les élus à la ferme

Dans les cadres de la journée « Les élus à la ferme », les élus des treize communes de l’agglomération étaient conviés ce samedi 1er octobre à visiter l’exploitation agricole de Jean-Robert Martel située à Vieugy. Ce jeune agriculteur a repris l’exploitation familiale mais en a changé la nature qui est passée de l’élevage et la production laitière à la culture maraîchère, essentiellement pour des questions foncières : la culture maraîchère nécessite moins d’espace et s’accommode donc mieux de l’extension urbaine. Il pratique une agriculture raisonnée en limitant les pesticides. Par exemple, un paillage du sol avec des bâches élaborées à partir d’amidon de maïs évite les mauvaises herbes et la lutte contre les pucerons se fait biologiquement avec l’apport d’insectes prédateurs.

La culture maraîchère en Haute-Savoie ne peut pas concurrencer la production des autres régions au niveau des prix. Elle est en effet soumise à des contraintes géographiques (sols non sableux plus lourds à travailler, présence de reliefs) et climatiques (moins de jours de chaleur) qui limitent la productivité. Les produits sont donc plus chers et ne sont pas concurrentiels pour les centrales d’achat des grandes surfaces. C’est pourquoi les paysans savoyards sont obligés de développer le cycle court, ce qui s’avère finalement une bonne chose tant il est urgent de sortir de la logique des marchés de grande échelle. Pour la ferme que nous avons visitée, la répartition des ventes est la suivante : 45 % via le magasin de producteurs C’Nos Terroirs, 25 % en vente directe à la ferme, 20 % sur le marché de Poisy, 10 % à la restauration scolaire de Seynod et environ 1 % au fameux restaurant les Trésums.

Cette visite a également permis d’aborder des thèmes généraux qui touchent l’ensemble du monde agricole, comme la difficulté des jeunes à s’installer quand il faut emprunter des sommes importantes pour s’équiper ou rejoindre une coopérative. Enfin, la matinée s’est terminée par un buffet qui nous a permis d’apprécier la qualité des produits de notre terroir.

Jean-Robert Martel (à droite) et son tracteur "vintage"

Jean-Robert Martel (à droite) et son tracteur « vintage »

Les serres sont une nécessité pour certaines culture dans notre région

Les serres sont une nécessité pour certaines cultures dans notre région