La descente des alpages à Annecy

Ce samedi 14 octobre avait lieu la traditionnelle descente des alpages à Annecy. Le soleil et une chaleur exceptionnelle étaient au rendez-vous grâce au passage de l’ouragan Ophelia au large de l’Atlantique.



Cinquante nuances de gris

Article du Dauphiné Libéré



Quartier de la Jonchère à Seynod : un aveux d’impuissance

Le premier numéro du magazine de la commune nouvelle d’Annecy a été distribué dans les boîtes aux lettres. En page 34, concernant la commune déléguée de Seynod, on y trouve un curieux article sur la réhabilitation du quartier de la Jonchère. On apprend en effet que les efforts pour résoudre les problèmes d’insécurité « sont gâchés par le comportement irresponsable de quelques individus qui dégradent des lieux fermés au public, de manière totalement gratuite ». S’ensuit la longue liste de ces « attitudes irrespectueuses » : « stationnements sauvages, circulation dangereuse, détritus, insultes, tapage nocturne. Depuis peu, des feux de poubelles et détériorations d’abribus, ainsi que le caillassage des forces de l’ordre. »

Rappelons que ce projet onéreux a été voté en grande partie pour résoudre les problèmes d’incivilités. Lors du débat au Conseil municipal de Seynod, des élus, y compris dans la majorité, avaient fait part de leur scepticisme sur le lien de causalité entre l’état du quartier et la délinquance. C’est un paradigme, inventé il y a quarante ans avec la Politique de la ville, qui aura fait dépenser beaucoup d’argent tout en laissant déraper l’insécurité jusqu’au point de non-retour.



Ordre du jour du Conseil municipal d’Annecy du 25 septembre 2017

Vous trouverez ci-joint l’ordre du jour de la séance du 25/09/2017 du Conseil municipal d’Annecy.



Conseil municipal du 26 juin – vidéo


Conseil municipal d'Annecy – 26 juin 2017…



Subvention à un concert pour les migrants

Au Conseil municipal d’Annecy du 26 juin 2017, une subvention de 1225 euros a été votée pour financer un concert de solidarité envers les « réfugiés ». Cette subvention sera versée à l’association organisatrice 4X5 Inches mais c’est une autre association, Anticyclone, qui a bénéficié des recettes du concert. Après nous être renseignée sur celle-ci, nous nous sommes opposés à la délibération. Voici le texte de notre intervention :

Nous demandons à ce qu’il y ait deux votes pour cette délibération, afin de distinguer les deux demandes de subventions. Nous voulons nous opposer à celle qui concerne un concert de soutien aux migrants et ceci pour plusieurs raisons.

L’aide aux migrants ne fait pas partie des compétences municipales. Nous n’avons donc pas à la subventionner. D’autant plus que l’association Anticyclone qui a bénéficié du concert du 6 mai est une association stéphanoise. On se demande bien en quoi cela concerne la commune nouvelle d’Annecy.

Il s’agit également d’une association confessionnelle. A l’origine, on trouve le Père Riffard, qui semble confondre sacerdoce et militantisme, et des migrants de l’église Sainte-Claire du quartier de Montreynaud. Cette association se place dans une « perspective clairement pastorale » selon les propres termes de l’un des fondateurs. « Nous voulions vraiment permettre à des personnes qui, pour la plupart, sont croyantes, de continuer à vivre leur foi. » Je précise cela pour les élus intransigeants sur la laïcité lors du dernier conseil. Nous allons voir si leur préoccupation est réelle ou s’il s’agit d’une posture à géométrie variable.

Cette association stéphanoise est aussi une association communautariste puisqu’elle déclare s’adresser « essentiellement aux migrants africains ». Je croyais pourtant que la République interdisait la discrimination selon l’origine, surtout dans le domaine humanitaire. Il y a quelques années, le mouvement des Jeunesses identitaires s’y était essayé et avait provoqué un tollé. Il faut dire qu’il avait choisi d’aider des Européens et non des Africains. Là encore, l’indignation semble être à géométrie variable.

En plus de collaborer à l’immigration illégale, le Père Riffard s’est opposé à un arrêté de la mairie de Saint-Etienne lui interdisant d’héberger des migrants dans une salle qui ne respectait pas les normes de sécurité. Cela l’a conduit devant la Justice qui a fini par botter en touche en se déclarant incompétente. Le Préfet de la Loire a finalement obtenu la fermeture des lieux en 2016. Comment s’étonner de l’extension des zones de non-droit sur notre territoire quand dès leur arrivée on donne aux migrants l’exemple de la rébellion contre les autorités ? Le Conseil municipal d’Annecy veut-il encourager l’incivisme dans la ville de Saint-Etienne ? Quelle image voulons-nous donner aux citoyens quant au respect des lois et des réglementations dont nous sommes les garants ? Afin d’aller dans le sens de la moralisation de la vie politique, nous appelons à voter contre cette demande de subvention.



Débat sur la cession d’un immeuble à une école privée

La Dauphiné Libéré du 24/05/2017 par Muriel Rottier



Vote d’une subvention pour l’association Osez le féminisme

Hier soir, au Conseil municipal d’Annecy, s’est tenu le vote d’une subvention de 180 euros pour l’association Osez le féminisme. Il s’agissait de l’aider à couvrir ses dépenses pour une campagne qu’elle avait menée contre les violences faites aux femmes. Notre intervention a animé le débat et provoqué un peu d’excitation et beaucoup de rires. Il faut dire qu’elle tombait bien car elle donnait l’impression de répondre à une intervention précédente du groupe de la gauche non inscrite qui s’en prenait à une école privée hors contrat.

Le texte de notre déclaration :

Nous avons fait quelques recherches sur le mouvement Osez le féminisme. Ses combats sont assez habituels pour une association de ce genre : promotion de l’avortement, lutte contre la lesbophobie, la biphobie, les jouets stéréotypés… Il y a aussi une campagne « Osez le clito » qui n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité dans la gent féminine. Comme quoi, il faut se garder de penser que cette association serait le porte-parole de l’ensemble des femmes.

Selon Wikipedia, cette association a été créée en 2009 par des militantes issues du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d’Europe Ecologie Les Verts, du Front de Gauche et de l’UNEF. C’est donc une association qui n’est pas neutre politiquement. D’ailleurs, pour cette élection présidentielle, elle a signé la déclaration « Le pire reste malheureusement possible » qui était selon les médias un appel implicite à faire barrage au deuxième tour contre la candidate au profit de son concurrent masculin. Comme quoi, même chez les féministes, on est capable de mettre de l’eau dans son rosé pamplemousse.

En ce qui concerne le sujet des violences faites aux femmes, ce qui nous dérange, c’est l’idée insidieuse selon laquelle tous les hommes seraient plus ou moins coupables ou complices. C’est de l’amalgame. Non, tous les hommes ne sont pas violents envers les femmes. Sur le sujet du harcèlement dans la rue, je vous invite à regarder les petits films qu’on trouve sur internet, tournés bénévolement par des femmes pour montrer la réalité de ce qu’elles subissent sur le terrain. On voit bien que les agresseurs ne sont pas tous les hommes, mais un type d’hommes bien particulier, que nous, élus Bleu Marine, combattons.

Osez le féminisme, il y a des gens qui osent tout. Nous sommes favorables à la liberté d’expression et cette association a le droit d’exprimer ses idées. Simplement elle doit le faire avec ses propres moyens plutôt que de quémander quelques euros auprès des collectivités. Osez l’indépendance financière et votre combat n’en aura que plus de valeur. La liberté n’a pas de prix.



L’UDI 74 soutient Emmanuel Macron

Nous nous sommes rendus en observateurs au meeting de soutien à Emmanuel Macron organisé par le mouvement En Marche. Pour Jean-Luc Rigaut et surtout Loïc Hervé, ce semble être un ralliement durable.


Meeting de soutien à Emmanuel Macron à Annecy…



L’art d’avoir toujours raison (sur les marchés)

Ce samedi, nous étions sur le marché d’Annecy dont la fréquentation n’est guère populaire dans ce centre-ville qui a placé Macron en tête du premier tour. Nous disposions donc d’un public instruit et cultivé, adepte d’agriculture biologique et de cuisine du monde, de néo-libéralisme et d’ouverture des frontières, prêt à nous démontrer toute l’ineptie de nos propositions politiques. Cela donne lieu à des petits échanges qui constituent un bon entraînement à la rhétorique et à l’art d’avoir toujours raison comme disait ce bon vieux Schopenhauer. Morceaux choisis :

– Vos propositions économiques sont mauvaises. Tous les experts le disent : si elles sont appliquées, le pays court à la ruine.
– Eh bien vos experts n’ont pas l’air tellement experts car la situation ne cesse de s’aggraver. Je ne suis pas économiste. J’ai une formation scientifique. Quand on fait une expérience, on regarde le résultat. Et si le résultat est mauvais, on remet en cause la théorie et non l’inverse. Cela fait quarante ans que nous expérimentons la théorie économique de vos soi-disant experts et c’est de pire en pire. Il est temps d’essayer autre chose.

– Le problème, c’est que dans votre parti il y a quand même beaucoup de haine.
– Mais, Madame, il y a des gens haineux dans tous les partis. La haine n’est pas une idéologie mais un sentiment humain.
– Oui mais, quand même, j’ai l’impression qu’il y en a plus chez vous.
– Vous avez raison Madame. D’ailleurs, je vous conseille de ne pas rester sur ce marché car dans dix minutes je vais chercher le camion que j’ai garé un peu plus loin et je prends cette allée en enfilade.
– Oh non. Ce n’est pas ce que je veux dire.
– Vous voulez parler des « dérapages » ? Moi, tout ce que je vois, c’est qu’on nous reproche des phrases et des mots en l’air, alors qu’en face il y a des massacres de masse.

– Vous pensez que votre candidate a les mains propres mais, dans votre parti, il y a autant d’affaires que chez les autres et je vais vous le démontrer…
– C’est inutile Monsieur. Je ne vote pas en fonction des affaires mais à cause de la guerre civile qui s’annonce.
– Euh… Et vous pensez pouvoir l’éviter ?
– Nous voulons surtout la gagner.