Vote d’une subvention pour l’association Osez le féminisme

Hier soir, au Conseil municipal d’Annecy, s’est tenu le vote d’une subvention de 180 euros pour l’association Osez le féminisme. Il s’agissait de l’aider à couvrir ses dépenses pour une campagne qu’elle avait menée contre les violences faites aux femmes. Notre intervention a animé le débat et provoqué un peu d’excitation et beaucoup de rires. Il faut dire qu’elle tombait bien car elle donnait l’impression de répondre à une intervention précédente du groupe de la gauche non inscrite qui s’en prenait à une école privée hors contrat.

Le texte de notre déclaration :

Nous avons fait quelques recherches sur le mouvement Osez le féminisme. Ses combats sont assez habituels pour une association de ce genre : promotion de l’avortement, lutte contre la lesbophobie, la biphobie, les jouets stéréotypés… Il y a aussi une campagne « Osez le clito » qui n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité dans la gent féminine. Comme quoi, il faut se garder de penser que cette association serait le porte-parole de l’ensemble des femmes.

Selon Wikipedia, cette association a été créée en 2009 par des militantes issues du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d’Europe Ecologie Les Verts, du Front de Gauche et de l’UNEF. C’est donc une association qui n’est pas neutre politiquement. D’ailleurs, pour cette élection présidentielle, elle a signé la déclaration « Le pire reste malheureusement possible » qui était selon les médias un appel implicite à faire barrage au deuxième tour contre la candidate au profit de son concurrent masculin. Comme quoi, même chez les féministes, on est capable de mettre de l’eau dans son rosé pamplemousse.

En ce qui concerne le sujet des violences faites aux femmes, ce qui nous dérange, c’est l’idée insidieuse selon laquelle tous les hommes seraient plus ou moins coupables ou complices. C’est de l’amalgame. Non, tous les hommes ne sont pas violents envers les femmes. Sur le sujet du harcèlement dans la rue, je vous invite à regarder les petits films qu’on trouve sur internet, tournés bénévolement par des femmes pour montrer la réalité de ce qu’elles subissent sur le terrain. On voit bien que les agresseurs ne sont pas tous les hommes, mais un type d’hommes bien particulier, que nous, élus Bleu Marine, combattons.

Osez le féminisme, il y a des gens qui osent tout. Nous sommes favorables à la liberté d’expression et cette association a le droit d’exprimer ses idées. Simplement elle doit le faire avec ses propres moyens plutôt que de quémander quelques euros auprès des collectivités. Osez l’indépendance financière et votre combat n’en aura que plus de valeur. La liberté n’a pas de prix.