Elimination des espèces invasives

Certaines espèces allogènes – i.e. qui ne sont pas originaires de notre pays – ont tendance à s’installer et à supplanter les espèces locales. Leur mode de reproduction particulièrement performant leur permet d’envahir rapidement le territoire en étouffant les espèces traditionnelles de nos régions qui ne sont pas préparées à une telle concurrence. C’est évidemment dommageable pour la diversité et le maintien de notre cadre de vie. Dans ces conditions, une solution simple et efficace s’impose : l’élimination pure et simple des intrus.

Samedi dernier nous avions rendez-vous pour nous rendre au marais de Balmont situé vers l’école. Cette sortie était organisée par la Commission environnement de la Mairie de Seynod. Des tracts avaient été distribués pour inciter les bonnes volontés à participer à ce travail d’intérêt général. Nous étions une quinzaine, bénévoles, élus, membres de l’ASCAB (Association sportive et culturelle des amis de Balmont), à chausser nos bottes et enfiler nos gants. Nous nous sommes rendus dans le marais pratiquement sec du fait de la chaleur actuelle et de l’absence de précipitations. C’est certes mieux pour les pieds, en revanche l’arrachage des plantes invasives est plus difficile. Nous nous sommes intéressés essentiellement au « solidage », sorte de grande tige qui donne des fleurs jaunes.

Solidage

Solidage

Une constatation s’est tout de suite imposée : il y avait beaucoup moins de plantes invasives que les années précédentes. Le travail d’élimination est efficace et permet de maintenir le nombre d’indésirables à un niveau raisonnable. Cependant, il s’agit d’un travail de Sisyphe qu’il faudra renouveler périodiquement et pour l’éternité. La mondialisation et la circulation accélérée des personnes et des marchandises ont multiplié les espèces invasives sur notre territoire : toutes les zones humides sont touchées, à des degrés divers et par des espèces différentes. L’Homme est responsable de cet état de fait, il lui appartient donc de faire des efforts pour le rectifier. Certains seraient peut-être tentés de laisser les choses évoluer en disant que les plantes exotiques ont autant de droits que les plantes indigènes, que c’est le sens de l’Histoire, qu’on n’y peut rien etc. Ce n’est pas notre cas : la vie est une lutte permanente, celui qui la refuse finit par disparaître.