Mois : décembre 2018

Intervention d’Olivier Burlats sur la Plage de l’Impérial



Vote du budget

Voici le texte de notre déclaration pour le vote du budget lors de la séance du 17 décembre 2018 du Conseil municipal d’Annecy :

Lors du dernier Conseil, le Rapport d’orientation budgétaire a débuté par une présentation plutôt optimiste de la situation économique mondiale. Je suis étonné car ce n’est pas ce que je peux lire sur internet où l’on parle plutôt d’une crise imminente. La crise qui s’annonce pour 2019 voire 2020 sera pire que celle de 2008. La dette mondiale est importante. La volatilité des bourses s’accentue et le niveau de valorisation des actions et obligations est élevé. L’indice Shiller montre qu’il y a un fort risque d’éclatement de la bulle.

Hélas, on ne dispose plus des mêmes leviers qu’en 2008 : on ne peut pas baisser les taux d’intérêt qui sont déjà bas, et on ne peut pas augmenter la dette publique. Celle-ci était passée de 68 à 83 % du PIB durant l’année 2008. Nous sommes désormais à 96,3 % !

La crise ne sera pas seulement financière, elle sera aussi sociale. Nous en avons un avant-goût avec les gilets jaunes. C’est la révolte des « somewhere », ceux qui habitent quelque-part, contre les « anywhere », ceux qui ne vivent nulle part et profitent de la mondialisation.

Donc on le voit, la situation est tendue et nous devons en tenir compte dans notre politique budgétaire, en évitant d’engager des dépenses inconsidérées et en demeurant prudents sur nos prévisions de recettes futures, surtout celles qui dépendent du bon vouloir de l’État.

Il y a des points positifs dans le budget : la dette vieillissante qui fait que l’on paie de moins en moins d’intérêt. La commune nouvelle n’a pas contracté de nouvel emprunt depuis sa création : il faut continuer dans cette voie.

La fiscalité reste modérée si l’on compare à d’autres communes.

Il y a aussi le fait que l’on n’arrive pas à réaliser toutes nos dépenses prévisionnelles d’investissement. Comme on l’a dit lors du débat budgétaire, c’est un problème de commune riche, et ça nous convient. Il faut en finir avec ce paradigme de dépenser à tout prix l’argent dont on dispose. Il faut distinguer deux types d’investissement : celui qui permet de faire des économies dans les dépenses de fonctionnement, comme la réfection de la voirie ou la rénovation énergétique des bâtiments. Et les investissements qui créent de la dépense future. Comme la construction d’un Centre des congrès. Ou un ambitieux projet de transformation des haras.

Il y a des points de vigilance. Par exemple la baisse du taux d’épargne brute de 15 à 10 % en un an. Et aussi la taxe d’habitation qui va disparaître. L’État annonce qu’il va la compenser à l’euro près, c’est promis. Mais peut-on avoir confiance dans un état lourdement endetté au moment même où se profile une grave crise mondiale ?

La confiance, le sujet est lancé. C’est ce contrat que nous avons été contraint de signer avec l’État et qui nous limite dans nos dépenses. Je ne sais pas où vous en êtes de vos négociations avec le Préfet, va-t-on éviter les 4 millions d’euros d’amende annuelle ? Mais ce que je sais, c’est qu’il ne faut pas négocier en situation d’infériorité. Les Français, en ce moment, nous montre la marche à suivre. L’État cède seulement devant la pression. Alors la prochaine fois que vous irez voir le Préfet, prévenez-nous ! J’inviterai tous mes collègues du Conseil municipal à vous accompagner. Deux cents élus, vêtus de gilets jaunes, assiégeant la Préfecture, et vous verrez que l’État sera disposé à écouter favorablement nos revendications.



Tribune dans Annecy Magazine du mois de décembre 2018

Les médias mainstream distillent dans les esprits une idéologie anti-voiture. Les automobilistes sont montrés du doigt, décrétés responsables du réchauffement climatique et désignés comme des adeptes de la « violence routière ». Cela se traduit au niveau de l’État par des actions dirigées contre eux, dans le but de les faire payer : limitation à 80 km/h, radars fixes et embarqués, hausse de la taxe sur les carburants.

Ce paradigme anti-voiture influence aussi nos communes : limitation à 30 km/h, extension des zones de stationnement payant, aménagement de la voirie pour compliquer la circulation : suppression des doubles voies, installation de chicanes, mini-giratoires, ralentisseurs sur chaque tronçon de route. L’objectif avoué est de « décourager » les automobilistes.

Nous sommes opposés à ces aberrations. Les aménagements doivent au contraire faciliter la circulation, la fluidifier afin d’éviter stress et pollution. C’est une question de bon sens et de respect de nos concitoyens.