Olivier Burlats ne fait pas appel de sa condamnation

Communiqué de presse

Seynod, le 15 décembre 2014

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
Jean de la Fontaine.

Selon que vous serez dessinateur au Monde ou journaliste à Minute, selon que vous serez femen ou élu du FN, la justice se montrera indulgente ou intransigeante.

Avant le procès, quand mon avocat est venu le saluer, le substitut du procureur a refusé de lui serrer la main. Dès le début, nous étions donc fixés sur l’impartialité – et la politesse – de certains fonctionnaires. Dans ces conditions, ma condamnation à 3000 euros d’amende n’a rien d’étonnant. J’étais de toute manière présumé coupable.

Les magistrats ont choisi d’aller au-delà de la peine requise par le procureur. Ma défense était pourtant cohérente face à une accusation faible. Ce n’est donc pas le tweet en lui-même qui a été sanctionné, mais l’attitude que j’ai adoptée à mon procès et plus généralement en public. Je ne me sens pas coupable, je n’arbore pas le masque de la honte, je n’exprime pas de regrets. Cela, les gardiens de la morale ne peuvent le concevoir. Depuis toujours, le véritable clivage n’est ni entre la droite et la gauche, ni entre les Blancs et les Noirs, mais entre les esprits libres et les pharisiens.

Pour asseoir leur pouvoir, les politiques entretiennent les susceptibilités, les rancœurs. La loi Pleven, sous couvert de lutter contre le racisme, n’a fait qu’amplifier les tensions entre les communautés. Des lobbies se sont constitués pour réclamer des réparations, des excuses, de la repentance. On nous parle de vivre-ensemble mais a-t-on vraiment envie de cohabiter avec des grincheux ?

Je ne fais donc pas appel de ma condamnation parce que c’est inutile. Je n’attends rien d’un second tirage à la loterie judiciaire. Je suis comme la plupart des Français : je n’ai guère confiance en la justice. L’état de droit sert surtout à fournir des armes juridiques aux clandestins, aux voyous, aux réseaux mafieux, aux lobbies et à ponctionner les contribuables, honnêtes citoyens, pour entretenir cette machine absurde. Multiculturalisme oblige, la France a abandonné l’équité du droit romain pour l’arbitraire d’une république bananière.

Olivier BURLATS